7 juin 2016

Consortium

OBJET ET GOUVERNANCE DU CONSORTIUM

Le texte qui suit reprend pour l’essentiel l’annexe du contrat de consortium précisant la gouvrenance, les membres et les axes de travail définis au moment de la signature.

Piloter les projets et prototypes pour une intervention et une valorisation opérationnelle directe dans un cadre scientifique contrôlé

Global FM : Des compétences réunies pour un même objectif

La co-conception en prérequis

La création du métier de Global FM

La mise en place par le Groupe Thales de contrats de Full Facilities Management dans les principaux pays européens permet de constater la faiblesse relative de l’offre FM en France.

L’étude « le FM à la croisée des chemins », commanditée par le SYPEMI et soutenue  par Thales courant 2015, conclue à la pertinence économique de la création d’un métier : le Global FM. Elle met en évidence l’insuffisance des investissements immatériels qui seraient nécessaires à la création de la filière.

Co-concevoir les outils et les méthodes

Le Consortium de Recherche est conçu comme une plateforme de réflexion et de propositions pour identifier et définir un programme de travail, piloter et mener des recherches interventions mobilisant les sciences du travail, produire des livrables sur des thématiques concourant à l’objectif.

Il agit en appui à la maîtrise d’ouvrage (Clients) et aux équipes projet de maîtrise d’œuvre des activités de services aux bâtiments et aux occupants (Facility Management), intégrant l’amont de la conception des espaces et l’aval des équipements informatiques (management et sécurisation).

Un dispositif à l’initiative des clients

Sans que les clients ne se substituent aux fournisseurs, il s’agit de co-construire les conditions d’une dynamique propice au déclenchement d’investissements immatériels chez les fournisseurs de nature à favoriser l’émergence d’un métier.

5 axes de recherches et d’expérimentations mutualisées

La valeur, le sens et ses représentations contractuelles

L’enjeu global consiste à participer à la construction d’un champ de référence professionnel du métier de Global FM, tant en termes d’activités que de finalités, d’instrumentation et de management, en matière économique et sociale, en identifiant les valeurs d’aménités des espaces de travail.

1- Identification et mesure de la valorisation des environnements de travail comme actifs immatériels

il s’agit de concevoir et mettre au point des instrumentations d’évaluation des qualités et des limites des espaces de travail aménagés d’une part, de concevoir et tester une offre intégrée de solutions immobilières et de management tournées vers l’usage d’espaces divers et complémentaires d’autre part.

  • Quoi, comment, combien et les valeurs ajoutées portées,
  • Programmation, ingénierie, space planning, conduite du changement.

2- Contenus, formes et méthodologies pour des innovations servicielles

Il s’agit d’accompagner une montée en capacité des partenaires, bénéficiaires clients et prestataires FMers, à identifier, formuler, promouvoir, soutenir et multiplier des innovations servicielles. Par des dispositifs d’accompagnement individuels et collectifs, les formes, les contenus, les modalités de professionnalisation et d’évaluation d’initiatives innovantes feront l’objet d’expérimentations de sorte à construire un savoir formalisé au profit d’une coproduction de gains de productivité dans les activités de services de ce type.

3- Conception, expérimentation et capitalisation d’un cadre contractuel innovant entre bénéficiaires et prestataires de services

L’enjeu consiste à concevoir, formuler et expérimenter un contrat type (ou des contrats adaptés) de global FM innovants permettant d’encadrer et de favoriser des relations de coopération entre clients et fournisseurs, y compris entre bénéficiaires finaux et œuvrants. D’une relation commerciale d’achat de prestations techniques, largement fondée sur la défiance, des rapports de force déséquilibrés et une métrique insuffisante des coûts, il s’agira de concevoir et d’expérimenter les conditions contractuelles de l’institution d’écosystèmes coopératifs favorables au développement de gains partagés en mobilisant les leviers de la productivité servicielle et la qualité du travail engagé.

4- Conception expérimentation et capitalisation d’une instrumentation innovante de la mesure de la valeur des productions de services du FM.

L’enjeu consiste à jeter les bases d’une instrumentation de gestion,  intégrant des éléments conceptuels d’une métrique qui permette de dépasser les fictions industrialistes et intègrent les dimensions subjectives de la valeur produite par les services. Finalisées sur une capacité accrue des prestataires de modification de l’état des bénéficiaires et de leurs environnements de travail, il s’agit de fonder théoriquement des instrumentations de gestion qui permettent de valoriser monétairement (un modèle d’affaire) la réalité de la production de valeur (le modèle économique) par les espaces créés et les services, au-delà des coûts de réalisation des m² ou de prestations définies techniquement.

Deux premiers axes de recherches sont identifiés :

  • L’élasticité des différents composants d’un besoin sur le prix,
  • L’élasticité de la somme de besoins sur le prix (Mode FM)

5- Etude des réponses formatives existantes et à créer en formation initiale et continue

Il s’agit de recenser l’existant et de repérer l’adéquation et les limites de l’offre actuelle de formation susceptible de soutenir l’émergence et l’organisation de la filière du FM. L’étude devra préciser les contenus et les conditions de la mise en œuvre de formations professionnelles mieux adaptées aux spécificités du FM global à deux niveaux ; CQPI et Master.

La mise en commun des moyens pour une optimisation des actions et des résultats

Un programme mutualisé

L’engagement au Consortium

Il s’agit de promouvoir et animer un lieu de nature à soutenir les efforts d’acteurs individuellement engagés (clients, fournisseurs) dans la promotion de la logique économique servicielle et de l’émergence d’un secteur de Global FM.

L’engagement est en 4 points:

  1. Réunir des moyens significatifs par des investissements en temps, en compétences et/ou en argent, sur une durée minimale de trois années pour les besoins propres au Consortium et aux travaux transverses qu’il convient de réaliser afin de lancer et suivre les actions.
  2. Proposer des compétences et ouvrir des espaces d’observation et d’expérimentation au Consortium pour participer au travail de recherche ; accueillir des doctorants, des alternants, des stagiaires, des chercheurs.
  3. Concevoir et lancer et soutenir des missions de recherche intervention ou de conseil intégrant des démarches de capitalisation des acquis et des connaissances par le collectif de recherche au profit du métier de Global FM.
  4. S’impliquer dans la gouvernance du Consortium (comité de Direction, Comité Opérationnel), participer à l’organisation de manifestations publiques, permettre et promouvoir la diffusion des résultats à l’échelle de la profession.

La Gouvernance

Une équipe de pilotage et de représentation, des membres investis dans des actions/projets annuels ou pluriannuelsOrgane de gouvernance

Gouvernance

Constitué des signataires du contrat de consortium, il est garant de l’identification et de la promotion des savoirs, de la capitalisation et du développement de la connaissance.

Il est en charge de piloter et coordonner les activités transverses (organisation, communication, gestion financière, juridique) et les actions / projets décidés par le collectif des membres. Il est en charge de la relation avec les fournisseurs du consortium et de la mise en œuvre, à l’aide de dispositifs adaptés et de partenaires associés spécifiquement au niveau de chacune des initiatives menées dans les différents sous-ensembles ou piliers d’actions.

Il s’assure de la production, sa pertinence opératoire et sa qualité de robustesse conceptuelle et méthodologique nécessaire.

Perspectives d’actions prototypes, axe par axe

Afin d’atteindre ses objectifs, le Consortium se dote d’une organisation hiérarchique et organisée sous la forme de piliers d’actions dont chacun est orienté en fonction de la stratégie de professionnalisation. La méthodologie générale adoptée relève de la recherche intervention par l’expérimentation.

Chaque pilier permet la participation d’acteurs extérieurs au Consortium, intéressés à travailler sur un ou plusieurs des axes proposés.

Des appels à projets permanents ou ponctuels pourront être émis afin d’intéresser et d’intégrer de nouveaux terrains, objets de recherche et d’expérimentation ou contributeurs. Les travaux pourront faire l’objet de financements spécifiques ou globaux, d’aides directes apportées par les membres ou par des tiers privés, d’aides publiques telles que les CIFRE, par exemple.

Le nombre d’axes ou piliers du dispositif de recherche piloté par le Consortium n’est pas figé. L’organe de gouvernance pourra en construire de nouveaux, le cas échéant.

Les contrats régissant la vie du Consortium

Le Consortium est en mesure de contractualiser avec des parties du réseau ainsi constitué autant pour ses besoins propres que pour la délivrance de services associés à ses activités.

Les projets, prototypes, expérimentations, actions, éléments de recherche, pourront engager des tiers indépendants de l’équipe de gouvernance, dont la relation peut être soumise à la contractualisation sous la forme de contrats de services.

contrats

Nos membres

Leur engagement, LEURS contributions

XAVIER BARON CONSEIL RH

Par un investissement personnel, sur la définition des actions, des méthodologies puis de l’animation de la mise en œuvre des actions décidées collectivement par la gouvernance, Xavier Baron met à disposition un capital de savoirs théoriques, techniques et méthodologiques adossé à :

–           Son activité comme chercheur indépendant dans le cadre de sa propore société BCRH.

–           Son activité de Professeur Associé en Sociologie à l’Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines (UVSQ) Paris Saclay.

–           Son activité de Professeur Associé en GRH à l’ESCP Europe.

–           Son professionnalisme issu de son expérience de l’entreprise et de la GRH,

–           Ses publications et les travaux menés sur le champ du FM, du management et de la gestion des hommes.

Il s’engage à des apports en industrie, à piloter techniquement et méthodologiquement les initiatives du Consortium, à conduire la consolidation conceptuelle, à participer aux communications des résultats d’observation, de méthodes et d’instrumentations de gestion obtenus sur les différents axes de travail collectif.

GENIE DES LIEUX

Génie des Lieux et ses sociétés affiliées (Génie Système) apportera :

Ses connaissances antérieures au Consortium :

o   Savoir-faire professionnel en matière de conduite du changement des organisations tertiaires dans leurs processus de transformation des environnement de travail aux nouveaux enjeux économique, environnemental, social et économique

o   Savoir-faire professionnel en matière de programmation,  organisation, aménagement et réalisation des espaces de travail

o Savoir-faire professionnel en matière de technologies et développement numériques à la gestion (simulation, visualisation, réservation, reporting) des environnement de travail à travers ses solutions : Spacio, Djinn, Dragus et ConneXia notamment.

o   Savoir-faire professionnel en matière de développement d’un nouveau concept immobilier/aménagement en, « service en environnement de travail » sous la marque déposé Bure@ulib. Répondant aux attentes et enjeux des entreprises en matière économique, environnemental et social.

Des moyens :

o   Participation de Pierre Bouchet aux Comités de Pilotage, Comités techniques associés  et aux réunions de préparation intermédiaire :

o   Contractualisation d’un intervenant chercheur en thèse, Félix Traoré entre mars 2016 et fin 2019 au sein de Génie des Lieux.

o   Porté par Frédérique Mansoux, architecte associé Génie des Lieux, développement d’un programme de définition des indicateur permettant d’évaluer la qualité des environnements de travail : l’objectif est de définir une grille d’évaluation de la qualité des environnements de travail permettant de mesurer le niveau d’adéquation entre l’environnement mis à disposition des « travailleurs » au regard du niveau d’exigence attendue du service induit. La qualité du service offrant les conditions les plus favorables au développement des compétences/efficacité du travail, ou, optimisant le plus possible les contraintes physiques, techniques, technologiques, est le résultat d’un compromis et/ou cohérence entre plusieurs dimensions : Environnement physique (conçu) / Environnement visuel (perçu) / Environnement fonctionnel (vécu) / Environnement technologique (numérique) / Environnement sociale (relations sociales, dispositif d’appropriation, …).

o   Le développement d’au moins un espace pilote, Bure@ulib, occupé par Génie des Lieux  dans les prochains mois, portant l’expérimentation d’un nouveau concept immobilier/aménagement en, « service en environnement de travail.

No Trouble

No Trouble, SCOP à Responsabilité limitée et à Capital Variable, intervient à deux titres.

o   Dans le pilotage des projets, en tant que Conseil en stratégie entrepreneuriale et développement des modèles économiques, modèles d’affaires, spécialiste du travail coopératif et des projets complexes en France et à l’international. En tant qu’expert en communication et organisation digitale par ses associés. No Trouble s’engage à apporter son expertise professionnelle pour soutenir l’implantation territoriale des projets pilotés par le Consortium ainsi que pour soutenir la communication digitale inhérente au stratégies collaboratives.

o   Dans la gouvernance, par son CEO Jean-Marie Corriere, en tant que conseil en stratégie, organisation, communication et gestion de structures et de projets dans le champ économique et social. Jean-Marie Corriere est co-fondateur de www.travailetpolitique.fr www.notrouble.org www.aheadlines.fr et bien sûr, www.crdia.org Il intervient dans le champ de l’organisation des structures, du management opérationnel et stratégique, des mutations du travail et de leur mise en œuvre. Il a notamment mis en place le Consortium IT Européen du Groupe Generali et a piloté de nombreux projets et organisations nationaux et internationaux pour des budgets annuels supérieurs à 100 M€.

Jean-Marie Corriere détient le savoir-faire professionnel antérieur à No Trouble et antérieur au Consortium en matière de création, de gouvernance et de pilotage des organisations d’envergure mêlant la sphère publique, privée ainsi que la société civile.

THALES

La Direction Immobilière du Groupe Thales et plus particulièrement la Direction des Services Généraux Groupe représentée par Nicolas CUGIER, souhaite réfléchir aux éléments déterminants d’une stratégie future en matière de Facilities Management.

L’engagement de dépenses annuelles en matière de FM est de l’ordre de 350 M€ à l’échelle du Groupe pour 65 000 occupants et 3,3 Millions de m².

Thales dispose d’un patrimoine immobilier en France de plus 1,3 Millions de m² pour 34 000 salariés.

Pour la France, Thales a confié depuis plus de 15 ans l’ensemble des opérations de maintenance des bâtiments et de services aux occupants à un prestataire unique en mode Global FM ou FM Intégral.

En 2017, Thales lancera une consultation pour sélectionner un ou des prestataires de Facility Management pour l’ensemble ou partie de son parc, ce qui représentera un contrat majeur sur le marché Français qui orientera naturellement les stratégies des différents intervenants, donneurs d’ordre, prestataires, sociétés de services informatiques, etc…

Pour les 10 prochaines années, ce sont environ 10 consultations pour 10 pays qui sont envisagées selon les mêmes modalités.

Après avoir mises en œuvre les dimensions traditionnelles d’expression de besoin (SLA Copernic) et KPI associés ainsi que le calcul du prix, Thales insère désormais la dimension coopérative entre le donneur d’ordre, le prestataire et le bénéficiaire s’appuyant d’une part sur les outils de gouvernance définis qui doivent être améliorés et d’autre part sur les possibilités désormais offertes par l’utilisation massive d’outils numériques.

L’objectif pour Thales est de continuer à améliorer la connaissance et la performance des espaces de travail et des occupants, pour des bureaux mais aussi des espaces industriels constitués de lignes de production, datacenter, espaces logistiques et salles blanches.

Nicolas CUGIER dispose d’une expérience de 25 ans dans la direction d’opérations internationales pour des systèmes complexes et critiques, allant de la conception, réalisation, vente, contractualisation et mise en œuvre et maintien en condition opérationnelle.

Il est le Directeur des Services Généraux du Groupe Thales depuis 2010.