2016-2026,
10 ans de travail du CRDIA
Naama
L’Hospitality Management par un opérateur de
« tiers lieux »
Les salariés des entreprises sous-traitantes doivent être intégrés dans l’effectif de l’entreprise d’accueil :
2016-2026,
10 ans de travail du CRDIA
CRDIA
Septembre 2026
« Un consortium est une entente entre plusieurs personnes, associations ou entreprises en vue d’une coopération pour l’exécution d’une ou plusieurs opérations économiques, financières, scientifiques ou culturelles … l’utilisation de l’appellation « consortium » n’est réglementée par aucun texte légal ou réglementaire » (Dictionnaire du droit privé, https://www.dictionnaire.juridique.com). Le contrat, ou accord de consortium du CRDIA et son fonctionnement, ont été inspirés d’exemples diffusés par les services de l’Etat pour promouvoir ce type de collectif de recherche. Le CRDIA rassemble et associe librement les compétences de ses membres, au service d’une ambition commune : faire progresser la recherche appliquée sur la filière des Services aux Environnements de Travail (SET) par la promotion et l’accompagnement d’initiatives en matière de R&D. Une particularité réside dans l’accord a priori de tous les membres de diffuser, libres de droit, les résultats des travaux menés en commun, notamment via les Cahiers. Depuis sa création en avril 2016, trois enjeux majeurs ont structuré les réflexions : la mesure de la valeur dans les services, les instrumentations contractuelles et l’organisation des systèmes de production des services. Retour sur quelques moments-clés et enseignements tirés des travaux durant cette décennie.
Naama
L’Hospitality Management par un opérateur de
« tiers lieux »
Xavier Baron
Septembre 2024
Les Cahiers du CRDIA bouclent leur voyage au pays de l’Hospitality Management (HM) par une présentation de la démarche originale de l’opérateur Naama dont le projet « consiste à accompagner, voire susciter des usages nouveaux qui soient vertueux d’un point de vue social et environnemental, en développant une compétence élargie ». Cela concerne la conception des espaces, des usages, des services et la commercialisation de lieux, soit un champ qui déborde les notions d’hospitality manager/management. Le HM est ici une des briques d’un savoir-faire instrumenté au service d’une approche globale de valorisation/transformation d’un lieu, aux antipodes d’un HM « prestation complémentaire à la mode destinée à séduire un client ».
Les salariés des entreprises sous-traitantes doivent être intégrés dans l’effectif de l’entreprise d’accueil :
Comment transformer cette obligation en opportunité ?
Jean-Yves Kerbourc’h
Septembre 2026
Dans un article récent (« Sous-traitance : conditions d’aménagement conventionnel du décompte des salariés mis à disposition dans l’effectif de l’entreprise utilisatrice », JCP social, 2026, n° 19, pp. 41-44), Jean-Yves Kerbourc’h, professeur de droit à l’université de Nantes, attire notre attention sur un arrêt de la Cour de cassation du 4 mars 2026 (Cass. soc., 4 mars 2026, n° 24-19.006) qui rappelle que les salariés des entreprises sous-traitantes qui interviennent sur le site du donneur d’ordre doivent être intégrés dans l’effectif de ce dernier, notamment pour leur permettre d’exercer leur droit de vote pour les élections des représentants du personnel au Comité social et économique de l’entreprise d’accueil. C’est évidemment le cas de très nombreux travailleurs des services aux environnements de travail. Cet arrêt éclaire les difficultés récurrentes et les limites de la mise en œuvre effective de cette obligation, qui rencontre de nombreux obstacles pratiques et dont l’effectivité est douteuse. Mais J.-Y. Kerbourc’h insiste aussi sur les opportunités que peut présenter cette contrainte dans un cadre légal qui accorde une place croissante à la communauté de travail réelle que forment les salariés, quelle que soit leur entreprise d’origine.